Test de Gears of War E-Day réalisé à partir d’un code fourni par Xbox France.

Gears of War aura toujours une place particulière dans mon cœur. C’est cette série qui m’a fait acheter une Xbox 360, et prendre conscience à l’époque qu’il y’avait aussi autre chose que Nintendo et PlayStation. Avec mon meilleur ami, nous avions chacun pris le pack Gears of War 2 pour jouer ensemble sur le Xbox Live. Quelle claque. Presque 20 ans plus tard, ces souvenirs sont toujours là, et retrouver Marcus et Dom après tant de temps a forcément une saveur particulière. Il faut dire que The Coalition avait un immense défi à relever avec ce prequel consacré au Jour de l’Émergence, ce moment où les Locustes surgissent des profondeurs de Sera. Un événement fondateur, longtemps raconté, que l’on découvre enfin de l’intérieur. J’attendais beaucoup de ces retrouvailles. Le résultat dépasse toutes mes espérances, avec un épisode absolument grandiose qui se hisse instantanément parmi les meilleurs de la licence, et des meilleurs jeux de cette génération !

Marcus et Dom face à l’horreur

L’histoire se déroule 14 ans avant le premier Gears of War, à Kalona. Les Guerres Pendulaires opposant la CGU à l’URI viennent de s’achever. Marcus et Dom peuvent enfin envisager autre chose que le front… Jusqu’à ce que le sol s’ouvre et qu’un nouveau conflit commence. Trois jours durant, on assiste à l’effondrement d’une cité face à un ennemi dont personne ne mesure encore l’ampleur de sa férocité.

Test Gears of War E-Day Xbox Series X

Et c’est cette dimension horrifique que j’ai particulièrement aimé. Les Locustes retrouvent une présence terrifiante, une brutalité qui fonctionne parfaitement dans ce contexte de première rencontre. La sensation d’impuissance donne vraiment du corps à l’aventure et un enjeu. On connait ces monstres depuis longtemps… Mais pour nos Gears qui qui les affrontent ici pour la première fois, tout reste à découvrir, et c’est ce contraste qui fonctionne parfaitement bien.

Test Gears of War E-Day Xbox Series X

Quel plaisir de retrouver Marcus et Dom. Leur présence compte énormément pour moi, même si l’histoire donne aussi de la place aux nouveaux membres de l’escouade, Mags Carter et Lucas Reyes. Tout est bien équilibré, de la mise en scène à l’atmosphère générale, en passant par les répliques bien burnées qu’on aime tant, ou encore les backgrounds personnels de chaque héros.

La progression alterne missions linéaires et quartiers plus ouverts, avec des survivants à aider et des objets à récupérer. Les objectifs secondaires se répètent parfois, mais cette exploration permet de découvrir la ville pendant sa destruction, en nous plaçant à l’épicentre de l’invasion. Comptez environ 20 heures pour terminer la campagne.

Un gameplay modernisé et une personnalisation géniale

Gears of War est le père fondateur du cover and shoot. 20 ans plus tard, le jeu force encore et toujours le respect : manette en main, les fondamentaux sont toujours là : les couvertures, les déplacements tactiques, la puissance d’impact des armes et cette violence caractéristique des affrontements. The Coalition modernise pourtant plusieurs éléments importants. Marcus peut désormais sauter, glisser et grimper sur davantage d’éléments du décor. Les déplacements gagnent en souplesse, les possibilités de contournement aussi. Je trouve ces ajustements parfaitement cohérents avec la formule, en 2026. Les ennemis profitent du terrain et cherchent à nous déloger. Il faut surveiller les approches, changer de position, choisir ses priorités. On retrouve cette importance du placement qui fait tout le plaisir des combats de Gears, avec davantage de liberté pour réagir.

Test Gears of War E-Day Xbox Series X

L’autre excellente idée, c’est la personnalisation de l’équipement. Des mods récupérés dans les niveaux ou grâce aux objectifs annexes permettent de modifier les armes, l’armure et les capacités tactiques. On ajuste ainsi son équipement à sa manière de jouer, en passant par les points de ravitaillement. Les effets vont au-delà de simples variations de statistiques. Un mod du Longshot permet par exemple de recharger automatiquement après un tir à la tête. D’autres améliorations concernent les chargeurs ou les effets associés aux rechargements parfaits. Un système simple, efficace, qui s’accorde parfaitement à l’ambiance du jeu !

La coopération garde toute son importance, avec une campagne jouable à 4 en ligne ou à 2 en écran partagé. Le désormais cultissime mode Horde prolonge l’ensemble avec plusieurs escouades alliées, des objectifs à accomplir et des classes complémentaires. Le Versus conserve des affrontements compétitifs exigeants. Pour une série aussi intimement liée à mes souvenirs de Xbox Live, cette place accordée au jeu à plusieurs compte forcément énormément.

Gears of War E-Day, la claque visuelle générationnelle

Visuellement, mon avis sur Gears of War E-Day est très simple : c’est le plus beau jeu de la génération à l’heure actuelle. Sans débat. The Coalition atteint un niveau technique proprement hallucinant. Les éclairages, les matières, les effets de destruction… Le soin apporté à Kalona est impressionnant. Les impacts arrachent des morceaux de décor, les vitres éclatent, les objets réagissent aux affrontements.

Test Gears of War E-Day Xbox Series X

Toute cette agitation accompagne la puissance des combats et rend la destruction de la ville particulièrement saisissante. La direction artistique joue un rôle essentiel. L’architecture de Kalona, ses lumières et ses couleurs évoluent vers des paysages dévastés, plus gris, qui rappellent les premiers épisodes. Cette transformation accompagne directement le récit.

Test Gears of War E-Day Xbox Series X

L’ambiance horrifique profite d’ailleurs énormément de cet incroyable travail visuel. Sur Xbox Series X, plusieurs réglages sont proposés : un mode Qualité à 30 fps, un mode Performance visant 60 fps et une option à 40 fps pour les écrans compatibles 120 Hz VRR. C’est bien sur cette dernière qui est de très loin la meilleure façon de profiter du jeu.

Test Gears of War E-Day Xbox Series X

Je ne peux pas refermer cette partie sans parler du travail sonore, lui aussi impressionnant. La puissance des tirs, le rugissement de la tronçonneuse, les cris des Locustes… Chaque affrontement retrouve cette signature sonore si particulière à Gears. La prise en charge très réussie du Dolby Atmos ajoute une dimension enveloppante à l’ensemble sur un équipement compatible, ce qui rend cette plongée au coeur du chaos de l’Emergence encore plus saisissante.

MA CONCLUSION
Ma note
9.5
Article précédentUnboxing manette Xbox Gears of War E-Day collector
test-gears-of-war-e-day-claque-qui-me-rappelle-pourquoi-je-joueDu jeu vidéo comme je l’aime, généreux, prenant, ultra spectaculaire. Avec Gears of War E-Day, The Coalition signe son meilleur épisode et retrouve tout ce qui m'a fait aimer cette série depuis la Xbox 360. Quel plaisir de revoir le duo Marcus et Dom dans une aventure aussi intense, nourrie par cette atmosphère horrifique et ce sentiment d'impuissance omniprésent. Porté par une réalisation visuelle et sonore hallucinante, E-Day est un immense retour pour Gears, et a clairement l’étoffe d’un GOTY. Il mérite sans débat sa place parmi les nommés aux Game Awards cette année, aux côtés de son cousin Forza Horizon 6. Un must absolu.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Ecrivez votre commentaire :)
Votre nom