Test du jeu Final Fantasy Resonance réalisé à partir d’un code fourni par Square Enix France.
Final Fantasy m’accompagne depuis trois décennies. Chaque épisode reste associé à une période de ma vie, comme un marqueur temporel vidéoludique. Alors forcément, découvrir Final Fantasy Resonance avait une saveur particulière. À l’approche des 40 ans de la série, Square Enix renoue avec le tour par tour et offre enfin à la saga une aventure en HD-2D. Difficile de ne pas être enthousiaste. Je me suis lancé dans le jeu avec une envie très précise : retrouver le plaisir d’une grande épopée Final Fantasy, avec un système de jeu « à l’ancienne », des personnages auxquels m’attacher et des musiques qui restent en tête. Tout ce qui me fait aimer cette série depuis aussi longtemps. Et c’est EXACTEMENT ce que j’ai trouvé dans Resonance. Voici mon avis sur le jeu, en 3 points :)
La HD-2D dans toute sa splendeur
Me voilà donc dans le monde de Lapis, aux côtés de Rain et Lasswell, deux chevaliers du royaume de Grandshelt embarqués dans une lutte pour protéger les cristaux. Sur leur route, la mystérieuse Fina, une jeune femme amnésique, rejoins par d’autres compagnons que l’on rencontre au fur et à mesure de l’aventure. L’intrigue reprend le premier arc de Brave Exvius, mais aucun problème pour découvrir cet univers sans avoir joué au titre mobile.
C’est mon cas. Les relations entre les personnages se développent au fil du voyage, et les quêtes annexes viennent approfondir leur histoire. Certains dialogues s’étirent un peu, et quelques personnalités restent assez convenues, mais l’ensemble narratif et scénaristique reste cohérent et donne du corps à cette grande aventure typique d’un Final Fantasy.
Et quelle réalisation ! Je trouve le travail visuel absolument sublime. C’est sans conteste un immense point fort du jeu. Les éclairages, les effets de magie, le détail des sprites… Square Enix soigne chaque composante de sa HD-2D, avec des environnements en trois dimensions qui donnent un relief magnifique au pixel art.
La mise en scène est également particulièrement réussie : la caméra se déplace, change d’angle, accompagne les animations des personnages et donne une ampleur impressionnante aux moments importants. On ressent aussi ce soin pendant les combats, notamment face aux imposants boss. Les attaques ont de l’impact, les effets remplissent l’écran… Un régal visuel. Seules les séquences en images de synthèse des Visions tranchent un peu avec cette esthétique. J’aurais aimé davantage d’homogénéité sur ce point, mais la direction artistique m’a totalement séduit.
Les Visions, le cœur d’un système de combat génial
Le système de combat de type « stagger » est l’autre grande force de Final Fantasy Resonance. On retrouve du tour par tour, avec un ordre d’action visible et des personnages possédant leurs propres compétences. Le principe des affrontements consiste bien sur à exploiter les faiblesses élémentaires des ennemis pour vider leur jauge d’étourdissement pour les paralyser, puis profiter de leur vulnérabilité. Lorsque tous les adversaires sont étourdis, toute l’équipe bénéficie d’une phase supplémentaire pour attaquer, avant de déclencher une puissante attaque Résonance. Le système est clair, immédiatement satisfaisant, et donne envie de préparer soigneusement ses enchaînements.
Sur cette base viennent se greffer les Visions. Ces incarnations de personnages emblématiques de la saga s’équipent sur nos héros et leur donnent accès à des capacités supplémentaires. En combattant, leur maîtrise progresse et permet de débloquer des compétences, des passifs et des améliorations de statistiques. On peut ensuite combiner des aptitudes apprises auprès de différentes Visions, dans la limite des points disponibles.
J’ai vraiment adoré ce système. Il permet de personnaliser son équipe tout en retrouvant des figures qui me renvoient à mes plus beaux souvenirs de Final Fantasy. Cloud, Lightning, Tidus… Leurs pouvoirs participent directement aux stratégies que l’on construit. Un pur bonheur pour un fan comme moi.
Bien sûr, cibler le bon élément suffit parfois à prendre largement l’avantage. Certains affrontements deviennent alors plus mécaniques. Heureusement, les défis optionnels, notamment ceux de la Chambre des armes, demandent davantage de préparation et poussent à revoir ses combinaisons. C’est là que la richesse des possibilités prend tout son intérêt. Le système sait récompenser l’expérimentation, et j’y retrouve tout ce que j’attends d’un grand RPG.
50 heures d’aventure, des musiques plein la tête
La bande-son de Final Fantasy Resonance mérite également que je m’y attarde. Elle est magnifique. Les compositions de Noriyasu Agematsu, issues de Brave Exvius et enrichies de nouveaux morceaux, accompagnent magnifiquement le voyage. Les ambiances changent avec les lieux, les combats prennent une dimension épique, et les mélodies portent les moments importants du récit. J’aime particulièrement cette façon de retrouver les couleurs musicales de la saga. Certains thèmes connus sont revisités, tandis que les compositions installent leur propre personnalité. On sait que c’est Final Fantasy. Cette familiarité me touche énormément, sans donner l’impression d’écouter simplement une succession de morceaux recyclés.
L’aventure est également généreuse. Il faut compter environ 50 heures en prenant le temps de profiter d’une partie du contenu annexe, avec de quoi prolonger largement le voyage pour tout explorer (quêtes secondaires, Chimères à obtenir, arène, Visions à découvrir…). La carte du monde, les villages et l’aéronef participent pleinement au plaisir de la découverte. Les déplacements rapides facilitent les allers-retours, même si certains donjons restent assez courts et simples. Enfin, les sanctuaires des Visions évoquent les aventures du héros légendaire qu’ils abritent : attention aux spoiler sur les épisodes que vous n’auriez pas encore fait :p Pour le fan que je suis, ces retrouvailles ont forcément une délicieuse saveur nostalgique.























