Test de Ghost of Tsushima réalisé sur PS4 Pro à partir d’une version fournie par PlayStation France. Sans spoilers.

Je n’attendais pas vraiment Ghost Of Tsushima. En tout cas, clairement pas comme The Last Of Us Part II. Et c’est bien souvent lorsque l’on attend rien de spécial, qu’on est le plus agréablement surpris. C’est même un euphémisme pour moi, puisque autant vous le dire dès le début de ce billet : j’ai littéralement a-do-ré cette aventure signée Sucker Punch. La dernière grosse exclusivité de l’ère PS4.

Ghost Of Tsushima : l’inspiration des plus grands

Jin Sakai, héritier d’une grande lignée traditionnelle de Samurai, survit à l’assaut Mongols de son île Tsushima, et entreprend alors sa défense et sa reconquête, en partant de rien ou presque… Après une introduction magistrale qui donne immédiatement le ton, le joueur est livré à lui même dans un très vaste terrain de jeu. Le template ou la « formule » désormais bien connue de la plupart des jeux exclusifs PlayStation est reprise ici : TPS + Narratif + Open World. Mais contrairement à son cousin de l’Oregon (Days Gone), l’exercice est parfaitement exécuté par Sucker Punch.

Mode photo Tsushima

Un Open World donc, qui s’inspire du meilleur de ce que les tenor du genre proposent, Zelda Breath Of The Wild en tête, mais aussi The Witcher 3, ou encore Assassin’s Creed par exemple. L’exploration est totalement libre. La carte fourmille de points d’intérêt, d’aventures, de lieux cachés à découvrir… On peut choisir de foncer tout droit tête baissée, en survolant les actes pour tenter de délivrer notre île… Ou bien, prendre le temps de s’améliorer, d’augmenter sa légende (son expérience) pour débloquer de nouveaux skills, et augmenter ses chances de remporter la victoire face au Khan Mongol. C’est la voie que j’ai choisi, mon esprit rôliste et complétiste m’y poussant un peu :) J’ai joué en difficulté Difficile pour réaliser ce Test de Ghost Of Tsushima : il m’a fallu une trentaine d’heures pour le terminer, sachant qu’il me reste énormément de choses à faire.

Il faut comprendre que le temps passé à explorer et accomplir des hauts-faits « secondaires » n’est pas vain, bien au contraire. Un peu à la manière des Sanctuaires dans BotW, plus vous découvrirez de secrets, plus vous deviendrez forts. Priez à un maximum d’autels Inari cachés, pour débloquer plus d’emplacements de charmes équipables (vous attribuant des bonus d’attaque, defense etc)… Prenez des camps fortifiés Mongol en tuant leur chef : au bout d’un certain nombre, vous débloquerez de nouvelles postures d’attaque. Ecoutez les légendes chantées par un joueur de Shamisen croisé au détour d’un chemin sinueux, pour débloquer des quêtes Légendaires débouchant sur l’apprentissage de puissantes techniques au sabre.

Test Ghost Of Tsushima PS4 Pro

Rien de tout ceci n’est obligatoire. Rien. Mais facilite votre aventure, tout en donnant du corps au jeu. Ces « objectifs secondaires » sont bien amenés et maitrisés par Sucker Punch, et ne m’ont pas donné cette impression de « trop » que l’on peut avoir parfois dans d’autres Open World… Le studio a parfaitement implémenté tous les mécanismes qui facilitent et fluidifient l’expérience du joueur. Le déplacement instantané est débloqué dès le début, pour se rendre sur les lieux déjà visités, notre fidèle monture est invoquable à tout moment, et surtout : un mécanisme de vent qui souffle en direction de notre objectif, nous guide sur la carte, d’un simple effleurement du pavé tactile de la DualShock 4. Ce « vent GPS » est superbement intégré, et renforce naturellement l’immersion d’une manière très poétique.

Différentes branches narratives s’ouvrent au joueur au fil de l’aventure, sous la forme de « Récits » centrés sur des PNJ particuliers, à qui l’on va demander de se rallier à notre cause, en échange d’une aide qu’on leur apporte. C’est le fil rouge narratif que Jin va développer tout au long de son épopée. Le scénario a ses lacunes, mais n’en reste pas moins efficace et prenant jusqu’à la fin !

Un gameplay de Samurai, ou presque

Pour moi, c’est le Gameplay qui compte le plus dans un jeu vidéo, et c’est encore plus vrai pour un titre comme Ghost Of Tsushima. Un défaut important dont ont souffert les productions comme Days Gone (encore lui) ou Death Stranding, mais évité par Sucker Punch qui propose une vraie expérience manette en main, de vrais combats, avec une marge d’apprentissage réelle pour le joueur et une progression in-game gratifiante.

Test Ghost Of Tsushima

Pour sauver son île, Jin Sakai se rend compte qu’il va devoir choisir entre la tradition de son entraînement noble de Samurai, et la voie du Fantôme, assimilable à celle d’un Ninja qui tue en silence. Un rônin en quelque sorte, jugé indigne par ses pairs, mais bien souvent plus efficace, lorsqu’il s’agit de prendre un camp entier de Mongols. Tuer discrètement, par derrière, avec du poison ou des kunai… Ou affronter dignement l’ennemi en le provoquant ouvertement. Les combats sont vifs et proposent une multitude de mécanismes à maitriser : parades, parades parfaites enchainées sur un coup mortel, esquive selon un timing précis, différentes postures au Sabre efficaces selon le type d’ennemis… Les affrontements sont riches, palpitants, et peuvent être joués de bien des manières selon la sensibilité du joueur.

Mode photo Tsushima

Le tiraillement entre Samurai et Fantôme, se ressent directement dans les choix d’évolution de Jin. De multiples arbres de compétences et talents se débloquent au fil de la progression, au fil de la libération de Tsushima. Il faudra judicieusement choisir ou attribuer ses points… Plutôt sur l’amélioration des postures de katana, ou le perfectionnement des techniques de parades ? Ou alors sur la maitrise des arts Ninja…?

Test Ghost Of Tsushima

Émerveillement de tous les instants

J’ai été frappé par la beauté et l’ambiance du jeu. Frappé très fort même. Sucker Punch a mis le paquet sur les décors et environnements (au détriment néanmoins des personnages, PNJ, ou intérieur des bâtiments….), de la Forêt Dorée, aux côtes sauvage de Tsushima. Les feuilles voltigent, l’herbe virevolte au gré du vent, l’île est vivante, colorée, magnifique.

Et la mise à disposition du meilleur mode photo que j’ai vu dans un jeu vidéo, permet d’immortaliser les scènes et point de vue spectaculaires que ne cesse d’offrir le jeu. Les imperfections techniques du titre sont largement compensées par cette direction artistique de très haut vol, qui m’a fait taquiner le bouton Share plus que de raison ;) Je vous présenterai d’ailleurs mes plus belles créations dans un prochain billet dédié !

Mode photo Tsushima PS4 Pro

Ce test de Ghost Of Tsushima a été illustré avec des Captures Officielles fournies par PlayStation.

MA CONCLUSION
Ma note (sur 10)
9
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