Test du jeu Dragon Quest VII Reimagined sur Xbox réalisé à partir d’un code fourni par Square Enix France.
Il y’a des remakes qui assument une idée simple : reprendre un monument, garder son âme, mais retirer tout ce qui, avec le temps, ressemble davantage à de l’inertie maquillée de nostalgie. Dragon Quest VII Reimagined fait clairement partie de cette catégorie. Je mets les pieds dans le plats tout de suite : j’ai adoré l’aventure… MAIS je comprends aussi parfaitement pourquoi certains vieux fans ou « puristes » risquent de grincer des dents. Le jeu prend des raccourcis, modernise, accélère, simplifie… L’original de 2000 avait cette réputation de marathon aussi fascinant qu’épuisant. Ici, le voyage reste massif, mais il devient plus fluide, plus vivant, et surtout beaucoup plus accueillant.
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@goldengeekblog ✨ Découvrez mon avis et test du jeu Dragon Quest VII Reimagined, sur Xbox :) Sortie le 5 février 2026 ! #DragonQuest #SquareEnix #jeuxvideo #test #gamingontiktok (Les œuvres utilisées dans cette vidéo sont la propriété de SQUARE ENIX CO., LTD. et d’autres propriétaires)
Une aventure fragmentée : histoire, progression et système de jobs
La structure de Dragon Quest VII reste unique dans la saga. L’aventure se vit comme une grande chasse aux souvenirs. On démarre sur une île qui semble être “le monde”, puis vient le moment où l’on comprend que tout est plus vaste, plus étrange… et plus cassé aussi. Reimagined conserve évidemment cette structure en puzzle, cette idée très forte de faire réapparaître des terres disparues en reconstituant leur carte, puis en allant visiter leur passé. C’est une mécanique qui donne un sens concret à l’exploration. Chaque découverte n’est pas seulement une récompense, c’est une pièce d’univers qui revient à la vie. C’est un format presque “épisodique”, où chaque territoire raconte sa propre histoire, avec ses personnages, ses drames, ses petites victoires et ses coups durs.

Ce qui change, c’est d’abord la clarté de la progression, sensiblement re-calibrée, et surtout nettement plus guidée. Le rythme est plus direct, les objectifs se lisent mieux et on évite davantage les tunnels où l’on avançait jadis un peu “par inertie”. Ça ne veut pas dire que tout devient linéaire : Dragon Quest VII garde des allers-retours et une routine assumée (passé, résolution, retour au présent). Simplement, l’ensemble se vit avec plus de naturel. Et vu la longueur du voyage, c’est tout sauf un détail. On reste sur une aventure Dragon Quest ultra généreuse, avec ses rebondissements et ses climax. L’équilibre entre l’épopée globale et ces mini-récits insulaires fonctionne et c’est même le cœur émotionnel du jeu. DQ VII garde ce plaisir très particulier : celui de “s’installer” dans une aventure. On avance d’île en île comme on feuillette un carnet de voyage, avec parfois une simple vignette un peu légère, parfois un chapitre beaucoup plus décisif. Ce contraste fait partie de l’identité du jeu, et le remake le respecte à 100%

Le système de jobs, ou plutôt de vocations, reste un énorme moteur de plaisir, très addictif. on a d’ailleurs désormais la possibilité de cumuler 2 classes par personnage. Le tour par tour est évidemment de la partie, mais ici, la personnalisation de l’équipe donne un vrai relief supplémentaire au gameplay, à l’image de ce que proposait DQ3. Reimagined modernise la philosophie : les compétences sont davantage liées à la vocation en cours, ce qui pousse à réfléchir différemment à sa progression, et le jeu encourage clairement à tester, à combiner, à construire des profils complémentaires plutôt que de se reposer sur un plan figé pendant 60 heures.

Diorama, focales et Toriyama revisité : une refonte visuelle splendide
Visuellement, Re-Imagined est un remake au parti pris esthétique fort : son rendu joue avec les focales et la profondeur de champ pour donner un effet diorama, comme si le monde était une grande maquette vivante. Et c’est tout simplement somptueux. Il y a quelque chose de très “conte” dans cette mise en scène : les villages, les iles, les donjons semblent presque tangibles, l’ensemble dégage un charme immédiat.

La direction artistique d’Akira Toriyama est re-visitée avec intelligence. Les silhouettes restent instantanément reconnaissables, mais le remake apporte une finesse et une matière qui donnent un nouveau relief aux personnages et au bestiaire. C’est une belle ré-interprétation, très respectueuse. Il y a d’ailleurs un élément qui mérite d’être souligné : la mer, l’eau, l’atmosphère générale… Dragon Quest VII, c’est un monde fragmenté, un monde d’îles, et Re-Imagined en tire parti avec un vrai sens visuel qui raconte quelque chose, et qui donne régulièrement un joli effet « wahou ».

Côté musique, on retrouve évidemment la patte de Koichi Sugiyama : des thèmes légendaires, cultes, tous ré-orchestrés pour notre plus grand plaisir. Je me suis parfois surpris à m’arrêter tout simplement, pour écouter la musique, en parfaite symbiose avec l’environnement ou l’intrigue. Des thèmes lumineux et mélancoliques à la fois, et qui collent parfaitement à cette aventure faite de petites et de grandes histoires.
Plus simple, plus moderne, plus guidé : l’accessibilité comme choix assumé
Dragon Quest VII Reimagined est beaucoup plus accessible. Et autant vous dire que ce n’est pas une simple petite retouche. Le jeu guide davantage, lisse l’exploration, facilite toute la progression, et place le curseur du challenge finalement assez bas dans sa configuration par défaut. Pour certains puristes, ce sera un problème, parce qu’une partie du charme de l’épisode original venait aussi de sa lenteur, de la recherche des fragments perdus qui étaient bien moins faciles à trouver (dans Reimagined ils sont tout simplement visibles sur la carte) et de cette sensation d’être parfois livré à soi-même.

Sauf que. Pour moi, ce choix de l’ouverture a une conséquence directe très appréciable et bénéfique pour la saga : Reimagined devient une expérience nettement plus accueillante pour les joueurs qui n’ont jamais touché à Dragon Quest. Le remake ne cherche pas à piéger, ou à challenger : il cherche à embarquer de nouveaux fans. Il met moins de barrières “à l’ancienne” et plus de confort moderne : on se perd moins, on se retrouve moins souvent bloqué, et l’aventure avance avec une fluidité qui existait nettement moins dans DQ7, et même dans les épisodes plus modernes.

Autre point clivant : certaines activités annexes sont réduites, ou même absentes. C’est évidemment frustrant si l’objectif était de retrouver l’intégralité du marathon original. Mais en contrepartie cela resserre l’aventure et renforce l’impression d’un jeu plus “direct”, mieux rythmé. Et c’est là que, pour moi, le remake gagne beaucoup. Parce qu’en simplifiant tout cela, il met en avant ce que Dragon Quest VII fait de mieux : ses histoires, son ambiance, son côté carnet de voyage, et cette sensation très particulière de redonner vie à un monde perdu. Les fans les plus absolus pourront regretter une aventure moins « rugueuse ». Les nouveaux venus, eux, se demanderont pourquoi ils n’avaient jamais tenté la série plus tôt.


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